[Critique Film] – Les 8 Salopards

Les 8 Salopards

Quoi de mieux pour le 8ème long métrage de Quentin Tarantino qu’un film mettant en scène 8 personnages ? Les 8 Salopards (The Hateful Eight) est un projet qui a d’abord été annulé suite à la fuite du script sur Internet, puis il s’est transformé en pièce de théâtre, pour finalement être relancé au cinéma. Après Django Unchained, Tarantino reste dans le western et nous propose un huis-clos neigeux. Chaque film de Tarantino est attendu avec ferveur par les fans du réalisateur, mais également par ceux qui apprécient le cinéma en général. Parce que si le bonhomme se plait à créer des personnages ultra-charismatiques et souvent plein de stéréotypes, ce qui fait sa force c’est de savoir proposer des scénario originaux, des dialogues aux petits oignons ainsi que des BO marquantes.

Les 8 Salopards

Ici, le scénario est une fois de plus intéressant : « Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie… »

Toutes ces « gueules » piégées dans un chalet en plein milieu d’un blizzard, le bon moyen de faire monter la tension petit à petit, surtout quand Daisy Domergue vaut son pesant d’or…

J’aime les huis-clos, et l’idée d’en voir un réalisé par Tarantino me plaisait beaucoup. Malheureusement et c’est à peu près la seule chose qu’on pourra lui reprocher, c’est que sur quasi 3h de film (2h50), l’action se fait très rare, et la tension ne monte pas tant que cela. Il y a énormément de suspicion entre les personnages, mais cela ne suffit pas à nous captiver (attention on ne s’ennuie pas non plus, les dialogues étant toujours excellents). Un format plus court aurait néanmoins été bénéfique au film.

Les 8 Salopards

Côté casting,  Les 8 Salopards impressionne (mais c’est une habitude chez Tarantino). Ici, on retrouve le magnifique Kurt Russell, Samuel L. Jackson, Michael Madsen, Tim Roth, Walton Goggins, Jennifer Jason Leigh, Demian Bichir ou encore Bruce Dern. Tous sont parfaits sans exception, avec une mention tout de même pour Jennifer Jason Leigh absolument détestable. La présence de Madsen et Roth rappelle sans mal l’excellent Reservoir Dogs.

L’ambiance est très bien récréée, cette neige omniprésente qui joue le rôle du 9e salopard, ce chalet/prison… On retrouve tout le talent et l’amour que porte le réalisateur à ce genre. Enfin, la bande originale est comme d’habitude maîtrisée et notez que c’est encore bien trop rare au cinéma.

Les 8 Salopards est un bon film d’hiver, mais l’on pouvait s’attendre à un peu plus d’action et de rebondissements (ceux-ci tombent souvent à plat).

CaptainSmoke

CaptainSmoke

Fondateur de DansTonCinéma.fr,
cinéphile et sériephile, j’aime découvrir des perles inconnues dans le cinéma traditionnel comme dans l’animation.

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