[Critique Film] – The Revenant

The Revenant

Alejandro González Iñárritu l’a prouvé à mainte reprises avec notamment son moment de gloire, l’excellent Birdman l’année passée. Il revient aujourd’hui avec The Revenant, un survival neigeux avec Leonardo DiCaprio dans le rôle titre.

Le projet d’adaptation du livre de Michael Punke (lui-même tiré d’un fait réel) a été quelque peu mouvementé. Passé entre les mains de plusieurs réalisateurs, il a finalement atterri chez Iñárritu, et c’est tout bon pour nous. Qui de mieux pour se charger d’un film dont les paysages sont somptueux, et dont la réalisation peut donner une profondeur incroyable aux images ?

The Revenant

C’est ce qui frappe le plus dans The Revenant. La quasi totalité des plans sont magnifiques, sublimés par une photographie exemplaire. Et durant 2h30, on ne pourra qu’admirer ce paysage sauvage filmé en lumière naturelle (ce qui renforce le côté réaliste).

Le scénario est également intéressant. Certes les américains raffolent ces histoires tirées de faits réels, mais celle-ci est singulière. Cette période n’est pas la plus représentée au cinéma (il propose d’ailleurs une lecture intéressante sur le pillage des terres des natifs américains), et ce n’est généralement pas ce type de film (disons contemplatif) qui attire le plus les foules. Cependant, ce scénario plutôt simple de revanche, se révèle un peu faible sur la durée. En effet malgré les multiples péripéties qui arrivent à ce bon vieux Leo, le film subit un coup de mou en son milieu, une base de 2h aurait été bénéfique à l’ensemble. De plus le film manque son coup en ne proposant finalement pas vraiment de surprises.

The Revenant

En ce qui concerne le casting, il se révèle plutôt solide (même si Tom Hardy déçoit un peu). Domnhall Gleeson est surprenant, Will Poulter s’en sort bien (malgré son problème évident de sourcils) et l’avenir nous dira si DiCaprio gagnera enfin son Oscar tant mérité. Cela-dit, je lui aurais donné l’an passé pour Le Loup de Wall Street et non pour The Revenant. Attention cependant, le film ne dispose pas d’énormément de lignes de dialogues, vu que Leo est très souvent seul, en pleine lutte, et on a souvent froid pour lui. Pas vraiment besoin de plus d’acteurs (outre les figurants), tant la nature elle-même prend de la place à l’écran.

Enfin, la bande originale est ultra efficace, nous plongeant dans une ambiance quasi mystique qui renforce notre plongée dans ce monde sauvage.

CaptainSmoke

CaptainSmoke

Fondateur de DansTonCinéma.fr,
cinéphile et sériephile, j’aime découvrir des perles inconnues dans le cinéma traditionnel comme dans l’animation.

2 Comments

  1. A l’auteur de l’article: J’aurai bien aimé aller au bout de votre article, j’ai stoppé dès la première ligne quand vous attribuez le formidable « Les fils de l’homme » à Innaritu quand en fait c’est au monstrueux Alfonso Cuaron à qui l’on doit ce chef d’oeuvre, lorsque l’on critique des œuvres cinématographiques, autant connaitre son sujet, à bon entendeur…

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