[Critique Film] – Lucky Strike

Lucky Strike

Poster du film

Les salles obscures nous ont réouvert leurs portes, et nous les avons, à Danstoncinema, passées avec joie. Et quoi de mieux, pour reprendre du bon pied, qu’un film coréen, comme un hommage à Parasite et sa victoire éclatante aux Oscars, qui a été une des dernières bonnes nouvelles de cette année 2020 avant que tout se transforme en sale épisode de Dirk Gently. 

Lucky Strike, sorti le 8 Juillet, est le premier long-métrage de KIM Yong-hoon. Un homme trouve un sac rempli de billets, un autre est endetté, et une femme essaie de se sortir d’une relation abusive. Ces histoires sont plus liées qu’on ne pourrait le croire, et tout l’intérêt se trouve dans la manière dont elles vont se croiser. 

Lucky Strike

BAE Seong-woo

Si Parasite est mentionné au début de cet article, ce n’est pas anodin : les deux films se rejoignent dans leur mise en scène de la précarité en Corée. Ils proposent tous les deux une solution extrême aux problèmes d’argent, et critiquent ainsi les inégalités sociales dans leur pays. Lucky Strike n’a cependant pas la même ambition ni la même finesse dans sa critique.

Le film de KIM Yong-hoon aborde toute une palette de sujets avec entrain, sans jamais trop se poser, comme par peur que le spectateur s’ennuie. Mais qu’importe, c’est enlevé et plaisant comme du Guy Ritchie regardable. Il y a quelque chose de cocasse dans ces désastreuses aventures subies par des personnages à côté de la plaque et joués par un casting aux petits oignons. Mention spéciale à JEON Do-yeon dont le rôle comme la performance sont un délice à regarder. Si son nom ne vous dit rien, elle a pourtant été la première actrice coréenne à gagner un prix à Cannes pour Secret Sunshine de LEE Chang-Dong, et également la première coréenne à faire partie du jury du festival en 2014. 

 

Lucky Strike

Jeon Do-yeon

Mais ce qui fait réellement le film, c’est une deuxième femme : la compositrice Nene Kang, une artiste aux multiples facettes (elle fait aussi de la photographie et du stop-motion).  Sa musique, très présente, rythme tout à fait bien un film qui n’essaie jamais de faire dans la dentelle et lui donne une vraie identité. 

Lucky Strike, c’est un retour en salles jouissif, et prometteur pour la suite : c’est un premier film plus que solide, inspiré et intéressant, qui n’augure que le meilleur pour la suite de la carrière de KIM Yong-hoon. 

SophieM lui attribue la note de :
8/10

En bref

Lucky Strike est un film jouissif de bout en bout et un premier film prometteur.

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SophieM

24 ans. Féministe queer, libraire de métier et cinéphile de formation. Autrice en devenir. Je vis pour le fromage.

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