[Critique Film] – Septet : The Story of Hong Kong

Septet : The Story of Hong Kong

Initialement prévu avec 8 réalisateurs (John Woo se retira finalement du projet), le film se fera finalement avec 7, d’où son nom, Septet : The Story of Hong Kong. D’abord prévu pour Cannes 2020, j’ai eu le plaisir de le découvrir lors du Festival Lumière où il était projeté en avant première (il est prévu pour décembre en France).

Septet : The Story of Hong Kong

Le projet a été initié par Johnnie To, le but étant que chaque cinéaste propose un court métrage se déroulant de la fin des années 40 à nos jours, afin de mettre en lumière l’âge d’or du cinéma Hongkongais qui les a vu naître. Difficile d’analyser simplement ce film chorale tant chacun des courts est différent.

Ce que l’on peut dire déjà, c’est que vous ne retrouverez pas particulièrement la « patte » de chacun des réalisateurs dans Septet. Oubliez les films d’action caractéristiques de Ringo Lam ou Johnnie To, ou encore les prouesses techniques de Tsui Hark. Ici l’objectif est de mettre en avant la ville avec des tranches de vies qui se déroulent en son sein. De l’entrainement ultra exigeant de kung fu chinois à l’amourette de deux étudiants en passant par le choc intergénérationnel, le temps a eu une emprise importante sur l’évolution de Hong Kong et les personnages représentés ici.

Si tous les courts métrages ne sont pas incroyables, certains sortent du lot et proposent humour ou drame savamment dosés.

Septet : The Story of Hong Kong

Septet : The Story of Hong Kong ne brille pas par son aspect technique ou visuel. L’idée était de tourner sur pellicule, à l’ancienne, et non pas en numérique afin de se rapprocher du feeling de l’époque et du grain de l’image. On y retrouve pour le coup une cohérence dans la direction artistique et dans la bande originale ce qui démontre que bien qu’il s’agisse d’un projet ambitieux avec 7 personnalités distinctes, l’idée était de réaliser une œuvre ensemble.

Le film n’est pas à conseiller à tous les spectateurs. Il est en revanche fortement recommandé à ceux pour qui Hong Kong évoque un voyage, passé ou futur, ou aux cinéphiles souhaitant visionner une part intime de leurs réalisateurs préférés.

CaptainSmoke lui attribue la note de
6/10

En bref

Septet est un film choral rendant hommage à la ville multi-facettes de Hong Kong par ceux qu’elle a vu grandir.

CaptainSmoke

CaptainSmoke

Fondateur de DansTonCinéma.fr, cinéphile et sériephile, j'aime découvrir des perles inconnues dans le cinéma traditionnel comme dans l'animation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *