[Critique Série] – Dark, saison 1

Dark

Dark est une série allemande réalisée par Baran bo Odar et Jantje Friese. Sortie sur Netflix en décembre 2017, la série ne comporte pour l’instant qu’une seule saison composée de 10 épisodes d’environ une heure chacun. Les acteurs principaux sont Louis Hofmann, Maja Schöne et Olivier Masucci. Avec Dark, l’Allemagne lance sa première série originale made in Netflix. Et c’est une réussite !

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« Un enfant disparu lance quatre familles dans une quête éperdue pour trouver des réponses. La chasse au coupable fait émerger les péchés et les secrets d’une petite ville. »

Sur le papier, l’histoire semble assez simple. L’intrigue se déroule dans l’Allemagne de 2019, lorsque le jeune Mikkel disparaît. Mais en fait, Dark n’est pas une série que l’on regarde pour se détendre, car il faut être très concentré pour ne pas perdre le fil de l’histoire. Avec Dark, la question n’est pas « Où ? » mais « Quand ? » : on voyage dans différents cycles de 33 ans (passé/présent/futur), avec des personnages qui rajeunissent ou vieillissent et donc des acteurs différents pour les interpréter ! Une fois que l’on a compris que l’on voyageait dans le temps et que l’on s’y est habitué, il est plus aisé de comprendre comment fonctionne la série. Au fil des épisodes, on découvre les liens entre les quatre familles : Tiedemann, Doppler, Khanwald et Nielsen. Certains personnages ont eu des liens dans le passé qui impactent désormais sur leur présent et leur futur.

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Selon moi, même si l’on est plongé dans l’univers de la série dès le premier épisode, elle prend un véritable tournant à partir de l’épisode 5 où il devient quasiment impossible de décrocher. On devient addict. On enchaîne les épisodes jusqu’à la fin pour connaître le dénouement. Plus qu’une simple série concentrée autour d’une enquête policière, Dark nous captive et nous plonge dans une ambiance mystérieuse mais envoûtante et fascinante. Je n’ai pas trouvé de moments trop longs ou inutiles, les voyages dans le temps sont bien répartis et de nouveaux éléments apparaissent régulièrement afin de relancer l’intrigue.

Au-delà de l’intrigue, Dark se distingue également par sa bande-originale, qui apporte un gros plus. Elle accompagne vraiment les personnages, dont certains sont vraiment inquiétants, et joue avec nos émotions. Je dois également dire que j’ai été captivée par les plans focalisés sur le paysage, mis en valeur par un jeu de lumière bien réussi. Cette ambiance sonore et visuelle contribue à nous faire accrocher à la série. Même si Dark est comparée à Stranger Things (ambiance années 80 et disparitions d’enfants), cette série a sa propre identité et se démarque par sa maturité et son esthétique.

Le dernier épisode nous laisse avec encore beaucoup de questions et la scène finale laisse supposer que les voyages dans le temps sont loin d’être terminés.

PaulineG lui attribue la note de :
9/10

En bref

J’attends avec impatience la deuxième saison car Dark est un véritable puzzle auquel il manque encore des pièces.

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