[Critique Film] – Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald

Les Crimes de Gindelwald

Il y a 2 ans, je vous parlais du premier opus des Animaux Fantastiques que j’avais plutôt apprécié. Ce deuxième volet est réalisé, sans surprise, par David Yates à qui l’on doit le premier chapitre des Animaux Fantastiques ainsi que les derniers Harry Potter. En tête d’affiche, on retrouve Eddie Reydmane, Katherine Waterson, Dan Fogler, Johnny Depp, Jude Law, Alison Sudol et bien d’autres durant ces plus de deux heures de film.

Les Crimes de Grindelwald

1927. Quelques mois après sa capture, le célèbre sorcier Gellert Grindelwald s’évade comme il l’avait promis et de façon spectaculaire. Réunissant de plus en plus de partisans, il est à l’origine d’attaque d’humains normaux par des sorciers et seul celui qu’il considérait autrefois comme un ami, Albus Dumbledore, semble capable de l’arrêter. Mais Dumbledore va devoir faire appel au seul sorcier ayant déjoué les plans de Grindelwald auparavant : son ancien élève Norbert Dragonneau. L’aventure qui les attend réunit Norbert avec Tina, Queenie et Jacob, mais cette mission va également tester la loyauté de chacun face aux nouveaux dangers qui se dressent sur leur chemin, dans un monde magique plus dangereux et divisé que jamais.

Comme le titre l’indique, l’intrigue est concentrée sur Gellert Grindelwald (interprété par Johnny Depp), un célèbre mage noir qualifié de très dangereux. C’est d’ailleurs sur lui que s’ouvre le film avec des effets spéciaux et dès les premières minutes puis lors de son évasion spectaculaire abord d’un carrosse volant. On comprend immédiatement que c’est un sorcier sombre et qu’il va être un personnage clé du film. Excellent orateur, son but est de rallier d’autres sorciers pour menacer la paix et l’équilibre du monde, de la même manière qu’un certain Voldemort quelques décennies plus tard… D’ailleurs, on retrouve l’univers d’Harry Potter à de très nombreuses reprises : Poudlard, le Ministère de la Magie, Dumbledore, Nicolas Flamel… Les fans de la saga pourront y trouver leur compte.

Je trouve que le film est un peu long à démarrer mais qu’une fois la machine lancée, tout s’enchaîne plutôt bien jusqu’au dernier quart d’heure qui signe l’apothéose. Cependant, l’intrigue contient des sous-intrigues qui sont accompagnées de flash-backs et de rebondissements, parfois un peu tirés par les cheveux, et de très nombreux personnages. Les Animaux fantastiques est un peu confus et il aurait été intéressant de développer un peu plus certains points : quel est le lien entre Bellatrix et Leta Lestrange ? comment expliquer la présence de McGonagall en tant que professeur à Poudlard alors qu’elle est censée être née dans les années 30 ? Nagini est-elle définitivement transformée en serpent ? à qui Leta adresset-t-elle son « je t’aime » à la fin ? quelle est la vraie origine du pacte de non-agression établi entre Dumbledore et Grindelwald ? Les personnages sont nombreux et pas assez développés pour que l’on puisse réellement être captivés par l’histoire.

Les Crimes de Grindelwald

Bien sûr, ce film se démarque par ses effets spéciaux incroyables. Mais il faut également parler de l’image, très travaillée. On est plongés dans le Paris de 1927, reconstitué dans toute sa splendeur entre Art nouveau et inspiration haussmannienne. Aucune scène n’a été tournée à Paris. Tout le travail a été réalisé dans les studios de Leavesden en s’appuyant sur des photos de la ville prises par l’équipe de Les Animaux fantastiques : les crimes de Grindelwald. L’univers sombre est très bien retranscrit par l’image mais aussi grâce au travail de la chef costumière Colleen Atwood, qui s’est inspirée des films noirs des années 1940 pour habiller les personnages (excepté Johnny Depp qui a sa propre costumière). La magie, qui sert parfois à expliquer les ambiguïtés scénaristiques (par exemple, l’arbre généalogique de Croyance), est bien représentée à la fois par des petits détails mais surtout grâce aux effets spéciaux. On profite ainsi d’un véritable spectacle visuel (la scène de fin est le meilleur exemple) à couper le souffle.

Et les animaux fantastiques alors ? Car oui, il ne faut pas l’oublier, ce film c’est aussi ça. Je suis un peu déçue car on n’en voit pas tellement même si les plus connus sont présentes : un Niffleur, un Botruc, le Zouwu, tous trois parfaitement réalisés après des mois de création graphique. Ces créatures, qui apparaissent peu mais pourtant si importantes, apportent d’ailleurs des petits touches d’humour dans ce monde si sombre. Mais même Norbert Dragonneau, qui est censé être le héros du film n’apparaît pas tant que ça…

PaulineG lui attribue la note de
6/10

En bref

Un deuxième opus un peu lent à démarrer mais qui nous offre un final somptueux. Cependant, malgré la réussite esthétique, on reste un peu sur notre faim et avec de nombreuses questions en sortant de la salle…

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