[Critique Film] – A Girl Walks Home Alone at Night

Affiche du film

Dans la ville de Bad City erre une jeune fille, l’air un peu timide, dont le but est de tuer tous les hommes mauvais qui croisent sa route, et, tant qu’à faire, de s’abreuver de leur sang.

Des films de vampire, il y en a pléthore. Des bons, un peu moins. A sa sortie, le premier long métrage d’Ana Lily Armirpour a bénéficié d’un succès d’estime qui n’augurait que du bon. Effectivement, force est de constater que le pari de renouveler le film de vampire est réussi, du moins partiellement.

Esthétiquement, on est plus proche de Only Lovers Left Alive que de Dracula (n’importe lequel). Si A Girl Walks Home Alone at Night a été tourné en Californie, il semble vraiment se dérouler dans une ville en Iran. La photographie de Lyle Vincent est très belle. C’est finalement ce qu’est ce film : très beau, et très propre (peut-être un peu trop).

Sheila Vand

Cependant, le propos du film n’est pas sans mérite, même s’il n’est pas nouveau. On est sur cette hypothèse bien connue : que se passerait-il si les rapports de force étaient inversés ? Si, pour une raison ou une autre, une femme avait le pouvoir de faire peur et faire mal aux hommes ? Et que se passerait-il si cette femme ne supportait pas de voir les hommes faire mal aux autres ?

Pourtant, malgré cette idée, l’héroïne est sans grande consistance, et l’autre personnage principal n’est pas suffisant pour captiver l’intérêt. Pardonnez l’image, mais A Girl Walks Home Alone at Night manque de tripes. S’il ne fait aucun doute qu’Ana Lily Armirpour sait réaliser un film de très bonne facture, c’est par contre au niveau de son scénario que le bât blesse. D’où vient cette vampire ? Pourquoi est-elle seule ? Sans dire qu’il faudrait qu’une œuvre réponde à toutes nos questions, quelques éléments scénaristiques ne seraient pas de trop ici.

Arash Marandi et Sheila Vand

Malgré cette critique un peu dure, A Girl Walks Home Alone at Night n’est pas un mauvais film, loin s’en faut. Il se complaît simplement un peu trop dans sa propre atmosphère – aussi envoûtante soit-elle. Mais, pour un premier film, ça reste remarquable.

SophieM lui attribue la note de
7/10

En bref

Même s’il pêche au niveau de son scénario, A Girl Walks Home Alone at Night est un premier film solide.

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SophieM

24 ans. Féministe queer, libraire de métier et cinéphile de formation. Autrice en devenir. Je vis pour le fromage.

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