Quelques courts pour passer le temps

Pour passer ce petit week-end de confinement, je vous propose cette fois-ci, au lieu d’une critique, cinq court-métrages à (re)découvrir, tous réalisés par des femmes.

Un petit documentaire ?

Il y a quarante ans, Nobuaki Konno a quitté le Japon pour populariser le karaté au Pays Bas. A l’occasion de la création d’une collection de vêtements qui lui est dédiée, Nobu passe devant la caméra de sa fille, Lisa Konno, et de Sarah Blok. Un portrait émouvant et drôle qui parle du rapport que les Japonais ont à leurs expatriés, et des différences culturelles entre Japon et Europe.

De l’animation peut-être ?

Des fois, difficile d’échapper aux pensées dans notre tête. Dans Breast Friends, Jessica, l’héroïne, est hantée par … ses seins. Complexée par son corps, tiraillée entre les injonctions son militantisme, elle ne sait plus où donner de la tête. Caitlin Young fait fort, avec un film à la fois drôle et pertinent, dans lequel on va toutes se retrouver.

Une petite comédie ?

Une jeune mère de famille se fait prendre en train de voler. Pour se défendre, elle explique au vigile tout ce qu’on ne sait pas sur la maternité, tout ce qui est caché, tabou, honteux. C’est un sujet dont on parle de plus en plus : la maternité n’a pas grand chose de rose. Avec Kleptomami, Pola Schirin Beck aborde le sujet avec un humour vif superposé à des images de found footage crues utilisées de manière originale.

Un classique ?

Vous ne le saviez peut-être pas, mais avant de réaliser Rafiki, Wanuri Kahiu avait tourné un court-métrage devenu un classique de l’afrofuturisme : Pumzi. La réalisatrice nous plonge dans un univers post-apocalyptique, trente ans après la troisième guerre mondiale, aussi appelée la guerre de, l’eau. Une scientifique va découvrir que, peut-être, la vie sur terre est en réalité toujours possible. A voir !

Bonus : celui qui a l’air très bien mais que je n’ai pas pu finir.

Arrivé ces derniers jours sur la plateforme Short of the Week (ma première source pour les court-métrages), Stucco est un film réalisé par Russo Schelling et Janina Gavankar (qui tient également le premier rôle). Il raconte l’histoire d’une jeune femme agoraphobe qui fait un trou dans le mur de sa maison et se rend compte qu’une créature étrange vit dans la cloison. Film d’horreur, donc, ce qui est un premier problème pour moi. Film d’horreur sur une femme enfermée chez elle, qui tousse beaucoup (vraiment beaucoup, de plus en plus en fait). Vous voyez où je veux en venir ? Il a l’air très bien réalisé, l’atmosphère est super, mais, en ces temps troublés, c’était un peu trop pour moi. Cependant, si vous avez l’estomac solide, n’hésitez pas ! Le peu que j’ai vu vaut vraiment le coup.

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SophieM

24 ans. Féministe queer, libraire de métier et cinéphile de formation. Autrice en devenir. Je vis pour le fromage.

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