[Critique Film] – Silent Voice

Silent Voice

Naoko Yamada est une réalisatrice japonaise de talent. Elle est derrière plusieurs séries d’animation et quelques longs métrages qui viennent compléter ou finaliser ses séries. Ici, avec Silent Voice, elle vient adapter le manga papier d’excellente facture A Silent Voice de Yoshitoki Oima.

Silent Voice

« Nishimiya est une élève douce et attentionnée. Chaque jour, pourtant, elle est harcelée par Ishida, car elle est sourde. Dénoncé pour son comportement, le garçon est à son tour mis à l’écart et rejeté par ses camarades. Des années plus tard, il apprend la langue des signes… et part à la recherche de la jeune fille. »

Oui, Silent Voice est un film qui traite de choses sérieuses. Handicap et harcèlement scolaire ne sont pas des choses que l’on voit très souvent dans les anime japonais, ou du moins ce n’est pas traité avec la même intensité. C’est un sujet lourd, traité avec une grande justesse ici, c’est à souligner.

Les personnages sont bien traités et évoluent, à travers les interactions avec leur entourage, mais aussi grâce au fait que le film se déroule sur plusieurs années (et utilise de nombreux flashbacks).

Là ou le film va plus loin que Your Name (dernier succès de la japanimation chez nous, sinon rien à voir), c’est sur le côté romantique. En fait ce n’est même que ça : teen-drama à volonté pour tout le monde. C’est important de le savoir, parce que ça m’a personnellement rebuté tout au long des 2h12.

Silent Voice

Sinon visuellement, Silent Voice est très beau. Les décors et les effets visuels sont à tomber, une tendance qui vient à se confirmer dans l’animation japonaise avec les années.

C’est à noter : les réalisateurs japonais d’animations qui émergent ces dernières années ne manquent pas de talent, que ce soit dans leurs choix de réalisations et leurs paris scénaristiques, et ça paye.

Silent Voice ne plaira pas à tout le monde, mais il trouvera sans aucun doute son public.

CaptainSmoke

CaptainSmoke

Fondateur de DansTonCinéma.fr, cinéphile et sériephile, j'aime découvrir des perles inconnues dans le cinéma traditionnel comme dans l'animation.

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