[Critique Film] – The Shape of Water

The Shape of Water

Attendu comme jamais, The Shape of Water, le nouveau film de Guillermo del Toro (Hellboy, Pacific Rim, Le Labyrinthe de Pan…) était en avant première française au Festival Lumière de Lyon mi octobre. L’opportunité pour moi d’y aller et de me retrouver dans une salle pleine à craquer, remplie de fans, curieux, gens de la presse ou encore acteurs français et internationaux. Pour l’occasion le réalisateur était là, tout en humour et simplicité, pour présenter et répondre aux questions épaulé par notre compositeur oscarisé Alexandre Desplat.

The Shape of Water

« Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres… »

Ici Guillermo del Toro nous livre un fantastique film de monstre, mais à sa manière. Subtile et délicat, The Shape of Water se dévoile tel qu’il est : une fable. Loin de ce qu’il a pu produire par le passé, le réalisateur nous livre ici sa romance, qui nous rappelle que le monstre c’est peut-être finalement l’Homme. Le film résonne ainsi quelque peu comme le merveilleux King Kong de 1933. Ces dernières années le monde du cinéma a un peu délaissé le film de monstre, qu’il traitait dans tous les cas comme un blockbuster lambda, fort en effets spéciaux, mais pauvre en contenu ou jeu d’acteur.

Si son scénario reste classique dans le fond, The Shape of Water se permet d’imposer son caractère unique par la beauté de sa mise en scène. En revanche, le point faible du film restera son milieu qui s’éternise un peu trop en ne proposant pas grand chose qu’une routine un peu trop longue avant de rebondir sur un bon final.

The Shape of Water

The Shape of Water est totalement maitrisé de bout en bout. Les acteurs sont parfaits, la photographie et l’ambiance sont à tomber, et le tout est sublimé par une BO discrète mais harmonieuse qui renforce le sentiment féérique qui se dégage de l’ensemble. Guillermo del Toro (dont c’est le dernier film à chaque nouveau film) confirme une fois de plus son statut « à part » des productions actuelles.

On pourrait reprocher à Michael Shannon de se retrouver encore dans un rôle qu’il ne connait que trop bien (le méchant psychorigide complètement froid) mais il faut admettre qu’il le fait très bien. Là où ça claque, c’est pour la délicieuse Octavia Spencer qui fait rire toute la salle à chaque apparition et vient apporter de la légèreté à ce drame. Richard Jenkins est tout pipou, et son duo avec une Sally Hawkins à fleur de peau fonctionne parfaitement.

 

CaptainSmoke

CaptainSmoke

Fondateur de DansTonCinéma.fr,
cinéphile et sériephile, j’aime découvrir des perles inconnues dans le cinéma traditionnel comme dans l’animation.

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